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Les Démontables


Création 2018/2019
 
  dossier artistique les démontables 2019.pdf

Interprétation & chorégraphie Sophie Lamarche Damoure et Ophélie Brunet
Création costumes Yolène Guais
Constructeur de décor Benjamin Hamelin
Création lumière et régie technique Marie Hardy
Insonorisation Antoine Quoniam Conception Sophie Lamarche Damoure

Texte Poésie

"Un pupitre, un métronome, quatre mains et deux corps.
Dring… La sonnerie retentit, il est temps !

Les mains glissent, effleurent et caressent le bois, des mouvements, des sons surgissent ? Les entendez-vous ?

Les deux compères, joueuses, complices s’écoutent et se répondent.

Voilà qu’elles claquent, martèlent, griffent et lassèrent le pupitre tout de bois vêtu qui se balade dans l’espace telle une barque qui flotte sur l’eau.

Elles ont toutes deux une palette de son au bout de leurs doigts et de leurs corps. Telles des peintres ou chefs d’orchestre, elles viennent parsemer le pupitre de touches sonores. Leur corps en réaction, se meuvent dans le silence par moment pour contrer ce déferlement de bruit.

Le temps s’accélère, le métronome s’emballe, les mains s’affolent, des sonneries retentissent...

Et Paff cela décélère.
Il est temps de quitter cet espace, d’abandonner ce navire, cet ilot de bois pour découvrir de nouveaux lieux,
à deux,
sans un mot,
doucement,
pas à pas…"

Processus de creation et démarche

En 1987, Thierry De Mey crée la pièce musicale Musique de tables pour la compagnie Ultima Vez de Wim Vandekeybus.

Reproduire fidèlement la partition alors que nous ne sommes pas musiciennes ne serait pas juste. Nous y puisons des thématiques de recherche et expérimentons de nouveaux gestes sonores, assemblages et modes de jeu en décalage avec la partition d’origine. La relation entre les interprètes, mis à part celle à la musique, est totalement absente dans les partitions de Thierry de Mey. C'est un des enjeux principal des démontables. La forme en duo est propice à créer des micros mouvements, des focus sur la nature de ces liens et une écoute subtile des sons et gestes.

Le son reste le leitmotiv et l’essence de la mise en mouvement.

Copier, dupliquer, suivre l’autre sans forcément y parvenir est une des pistes. L’erreur, le décrochage apporteront une dimension clownesque et farfelue. La complicité et la finesse du jeu lié à la proximité et l'espace réduit,en fait une pièce intimiste pour tout public.

L’espace

L'espace se compose d' une sorte de table haute (pupitre) si besoin amplifiée et de trois assises, deux basses et une haute, en bois et contreplaqué. Nous évoluons dans un espace d'environ 5m/5m.

Nous souhaitons être au plus près du public et jouer aussi bien sur plateau qu' hors plateau dans des lieux différents : salle de spectacle avec jauge de 150 à 200 maximum, église, hall d'entrée, auditorium, musée, bibliothèque, prison...

Seule l’acoustique est une contrainte. La sonorisation sera peut-être nécessaire en fonction des lieux.

L'idée première est de diminuer au maximum les besoins techniques.

Il existera, alors, une version pour plateau avec lumière et une autre avec plan fixe.